Jeanne Balibar

Elève au Cours Florent puis au Conservatoire de Paris, elle entre à la Comédie-Française en 1993. La même année, elle fait ses premiers pas sur les planches lors du Festival d'Avignon où elle interprète le rôle d’Elvire dans Don Juan. Après son départ de la Comédie-Française en 1997, elle interprète entre autres Lady Macbeth dans Macbeth (1997), Prouhèze dans Le Soulier de Satin (2003), Helena dans Oncle Vania (2004), collaborant avec Joël Jouanneau, Julie Brochen, Olivier Py, Jean-François Peyret, ou encore à Berlin avec Martin Wuttke.
Dès 1992, Jeanne Balibar devient très vite une figure majeure du cinéma d’auteur. Une quarantaine de films jalonnent son parcours. Citons parmi eux : Comment je me suis disputé…(ma vie sexuelle) (1996) d'Arnaud Desplechin, Dieu seul me voit (1998), J’ai horreur de l’Amour (1997) Mange ta soupe (1997) et Le stade de Wimbledon (2001) de Mathieu Amalric, Fin août, début septembre (1998), Clean (2004) d'Olivier Assayas, Saltimbank (2003) de Jean-Claude Biette et Va Savoir (2001), Ne touchez pas la hache (2006) de Jacques Rivette, Sagan de Diane Kurys (2008), Le Plaisir de chanter d’Ilan Duran Cohen (2008) ou encore Ne change rien de Pedro Costa (2010).
A partir de 2003 l’actrice entame une carrière de chanteuse. Elle prête sa voix aux compositions de Rodolphe Burger et signe une partie des textes avec Pierre Alféri pour un premier album intitulé Paramour, suivi trois ans plus tard de Slalom Dame. Elle collabore sur ce disque, entre autres, avec Dominique A, Fred Poulet et la contrebassiste Sarah Murcia.
A l’invitation de Jeanne Balibar, Boris Charmatz intervient en 2005 dans la carte blanche proposée à l’actrice par Sophiensaele (Berlin), autour du projet en Micronésie de Pierre Alféri.